L'histoire de l'Escalade
L'Escalade Le Duc de Savoie Charles Emmanuel piégé par les genevois et le roi de France Henri IV.D'autres épisodes de l'histoire genevoise manquent aussi cruellement de documents. - Comme la révolution de 1782. Parce que ces documents trop explicites ils ont été détruits pour raison d'Etat. Parce qu'ils dérangeaient. Et surtout parce qu'ils mettaient en cause pour la révolution de 1782*1 des personnalités que l'on retrouve trente deux ans plus tard se posant en pères de la patrie au moment où Genève devient canton suisse.
C'est un merveilleux récit. Troublant. Trop beau pour qu'on ne se pose pas de questions. Qui débouchent sur un autre récit de la «miraculeuse délivrance». En 1992, pour le 390e anniversaire, nous avions tenté un récit d'Escalade fort différent de l'habituel. Qui n'eut pas l'heur de plaire à la Compagnie 1602, gardienne intransigeante de la tradition. Et qui nous répliqua par un texte... plus long que l'article incriminé! Ce qui, à l'évidence, constituait un aveu de taille: notre interprétation dérangeait. Quelle interprétation?
Celle d'une Escalade «piège». D'un traquenard habile monté par les Genevois et dans lequel les Savoyards vinrent donner tête baissée. Plus de Genève surprise dans son sommeil. Pas de miraculeuse délivrance. Mais un simple épisode guerrier conforme à ceux de ce temps. Riche en coups de main, escarmouches et autres embuscades ? L'Escalade peut se lire à deux niveaux: le « politiquement correct» né, sans doute, déjà au lendemain de l'événement. Et l'autre qui se réfère au bon sens et à ce que l'on sait de la politique et des mœurs du début du XVIIe siècle.

